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Tehilim 5: Au matin je dispose ma prière devant Toi

תְּהִלִּים ה · לַמְנַצֵּחַ אֶל הַנְּחִילוֹת
Une prière du matin. David se lève à l'aube, dispose ses paroles devant Dieu comme une offrande sur l'autel, et guette une réponse. Le psaume sépare deux mondes : celui qui ne peut habiter avec le mal (v.5-7) et celui qui entre dans la maison par l'amour (v.8). Il s'achève sur le bouclier de faveur qui couronne le juste (v.13). Récité à l'office du matin dans plusieurs rites.
♫ Suggestion guitare
| Am Am | Em Em | Am Dm | Em Am |
~70 BPM · 4/4 · arpège doux pouce-index-majeur · une mesure par stique, deux mesures par verset · pour réinitialiser la progression : ↺ remettre par défaut
1
לַמְנַצֵּחַ אֶל הַנְּחִילוֹת
מִזְמוֹר לְדָוִד
לַמְנַצֵּחַ
lam-na-TZE-ach
au chef de chœur
אֶֽל
EL
sur / concernant
הַנְּחִילוֹת
ha-ne-chi-LOT
les neḥilot (flûtes ?)
Au chef de chœur ; sur les neḥilot
מִזְמוֹר
miz-MOR
un psaume
לְדָוִֽד
le-da-VID
de David
un psaume de David.
Suscription. Ha-neḥilot est un mot incertain : flûtes, héritages, ou essaim d'abeilles. La tradition le garde intraduit, signe que même la rubrique de la prière garde un mystère.
2
אֲמָרַי הַאֲזִינָה יְהֹוָה
בִּינָה הֲגִיגִי
אֲמָרַי
a-ma-RAI
mes paroles
הַאֲזִינָה
ha-a-ZI-na
prête l'oreille à
יְהֹוָה
a-do-NAY
l'Éternel
Prête l'oreille à mes paroles, ô Éternel
בִּינָה
BI-na
discerne
הֲגִיגִֽי
ha-gi-GI
mon murmure
discerne mon murmure.
הֲגִיגִי (hagigi) est plus que des « paroles » : c'est le murmure intérieur, la pensée informe qui n'est pas encore devenue parole. David demande à Dieu de discerner non seulement ce qu'il dit (אֲמָרַי), mais ce qu'il n'arrive pas à dire.
3
הַקְשִׁיבָה לְקוֹל שַׁוְעִי
מַלְכִּי וֵאלֹהָי
כִּי אֵלֶיךָ אֶתְפַּלָּל
הַקְשִׁיבָה
hak-SHI-va
sois attentif à
לְקוֹל
le-KOL
à la voix de
שַׁוְעִי
shav-I
mon cri
Sois attentif à la voix de mon cri
מַלְכִּי
mal-KI
mon Roi
וֵאלֹהָי
ve-lo-HAI
et mon Dieu
mon Roi et mon Dieu
כִּֽי
KI
car
אֵלֶיךָ
e-LE-kha
vers Toi
אֶתְפַּלָּֽל
et-pa-LAL
je prie
car c'est vers Toi que je prie.
מַלְכִּי וֵאלֹהָי (« mon Roi et mon Dieu ») : David noue le titre public (le Roi, souverain de tous) au titre privé (mon Dieu, possessif intime). Le cri est à la fois la requête d'un sujet et l'appel d'un enfant.
4
יְהֹוָה בֹּקֶר תִּשְׁמַע קוֹלִי
בֹּקֶר אֶעֱרׇךְ לְךָ וַאֲצַפֶּה
יְֽהֹוָה
a-do-NAY
l'Éternel
בֹּקֶר
BO-ker
au matin
תִּשְׁמַע
tish-MA
Tu entends
קוֹלִי
ko-LI
ma voix
Ô Éternel, au matin Tu entends ma voix
בֹּקֶר
BO-ker
au matin
אֶעֱרׇךְ
e-e-ROKH
je dispose
לְךָ
le-KHA
devant Toi
וַאֲצַפֶּֽה
va-a-tza-PE
et je guette
au matin je dispose [ma prière] devant Toi, et je guette.
אֶעֱרׇךְ (e'erokh) est le verbe du prêtre qui dispose l'offrande sur l'autel (Lév. 1:7-8). La prière ne se déverse pas au hasard, elle se dispose, morceau par morceau. Puis וַאֲצַפֶּה : David guette, comme une sentinelle attend que la réponse paraisse.
5
כִּי לֹא אֵל חָפֵץ רֶשַׁע אָתָּה
לֹא יְגֻרְךָ רָע
כִּי
KI
car
לֹא
LO
ne…pas
אֵֽל
EL
un Dieu
חָפֵץ
cha-FETZ
qui désire
רֶשַׁע
RE-sha
la méchanceté
אָתָּה
A-ta
es Tu
Car Tu n'es pas un Dieu qui désire la méchanceté
לֹא
LO
ne…pas
יְגֻרְךָ
ye-gur-KHA
loger chez Toi
רָֽע
RA
le mal
le mal ne peut loger chez Toi.
לֹא יְגֻרְךָ רָע : le verbe gour signifie « séjourner comme hôte » (un ger est un résident étranger). Le mal ne peut être l'hôte de Dieu ; il n'a chez Lui aucun gîte. Le mal n'est pas combattu, il ne trouve simplement nulle part où loger.
6
לֹא יִתְיַצְּבוּ הוֹלְלִים לְנֶגֶד עֵינֶיךָ
שָׂנֵאתָ כׇּל פֹּעֲלֵי אָוֶן
לֹֽא
LO
ne…pas
יִתְיַצְּבוּ
yit-yatz-VU
se tenir ferme
הוֹלְלִים
ho-le-LIM
les vantards
לְנֶגֶד
le-NE-ged
devant
עֵינֶיךָ
ei-NE-kha
Tes yeux
Les vantards ne peuvent se tenir devant Tes yeux
שָׂנֵאתָ
sa-NE-ta
Tu hais
כׇּל
KOL
tous
פֹּעֲלֵי
po-a-LEI
les ouvriers de
אָֽוֶן
A-ven
l'iniquité
Tu hais tous les ouvriers de l'iniquité.
הוֹלְלִים (holelim) ne sont pas seulement « les insolents » mais les vantards, les égarés (racine halal, déraisonner, se vanter). Ils ne peuvent se poster (יִתְיַצְּבוּ, tenir ferme) devant les yeux de Dieu : le regard même défait la posture.
7
תְּאַבֵּד דֹּבְרֵי כָזָב
אִישׁ דָּמִים וּמִרְמָה יְתָעֵב יְהֹוָה
תְּאַבֵּד
te-a-BED
Tu fais périr
דֹּבְרֵי
dov-REI
ceux qui profèrent
כָזָב
ka-ZAV
le mensonge
Tu fais périr ceux qui profèrent le mensonge
אִישׁ
ISH
l'homme de
דָּמִים
da-MIM
sang
וּמִרְמָה
u-mir-MA
et de fraude
יְתָעֵב
ye-ta-EV
abhorre
יְהֹוָֽה
a-do-NAY
l'Éternel
l'homme de sang et de fraude, l'Éternel l'abhorre.
יְתָעֵב (yeta'ev), « abhorre », est le verbe de la to'evah, l'abomination cultuelle, ce qui est rituellement insupportable. Le mensonge et le sang sont rangés dans la même catégorie que l'impur : non pas simplement déplaisants, mais répugnants au sacré.
8
וַאֲנִי בְּרֹב חַסְדְּךָ אָבוֹא בֵיתֶךָ
אֶשְׁתַּחֲוֶה אֶל הֵיכַל קׇדְשְׁךָ בְּיִרְאָתֶךָ
וַאֲנִי
va-a-NI
mais moi
בְּרֹב
be-ROV
par l'abondance de
חַסְדְּךָ
chas-de-KHA
Ton amour
אָבוֹא
a-VO
j'entre
בֵיתֶךָ
vei-TE-kha
Ta maison
Mais moi, par l'abondance de Ton amour, j'entre dans Ta maison
אֶשְׁתַּחֲוֶה
esh-ta-cha-VE
je me prosterne
אֶל
EL
vers
הֵֽיכַל
hei-KHAL
le temple de
קׇדְשְׁךָ
kod-she-KHA
Ta sainteté
בְּיִרְאָתֶֽךָ
be-yir-a-TE-kha
dans Ta crainte
je me prosterne vers Ton temple saint, dans Ta crainte.
Le pivot : וַאֲנִי (« mais moi »). Face aux méchants qui ne peuvent tenir, le psalmiste entre, non par mérite mais be-rov ḥasdekha, par l'abondance de Ton amour. L'entrée est un don de Chesed, pas un salaire. Il s'approche, et pourtant se prosterne be-yir'atekha, dans la crainte : proximité et tremblement ensemble.
9
יְהֹוָה נְחֵנִי בְצִדְקָתֶךָ לְמַעַן שׁוֹרְרָי
הַיְשַׁר לְפָנַי דַּרְכֶּךָ
יְהֹוָה
a-do-NAY
l'Éternel
נְחֵנִי
ne-CHE-ni
conduis-moi
בְצִדְקָתֶךָ
be-tzid-ka-TE-kha
dans Ta justice
לְמַעַן
le-MA-an
à cause de
שׁוֹרְרָי
sho-re-RAI
ceux qui m'épient
Ô Éternel, conduis-moi dans Ta justice à cause de ceux qui m'épient
הַיְשַׁר
hai-SHAR
aplanis
לְפָנַי
le-fa-NAI
devant moi
דַּרְכֶּֽךָ
dar-KE-kha
Ton chemin
aplanis Ton chemin devant moi.
שׁוֹרְרָי (shorerai) sont les « guetteurs », ceux qui épient, scrutant chaque pas dans l'espoir d'un faux pas. Contre leur guet, David demande à Dieu d'aplanir le chemin (הַיְשַׁר) : non pas vaincre les ennemis, mais ôter le lieu tortueux où ils espèrent le voir trébucher.
10
כִּי אֵין בְּפִיהוּ נְכוֹנָה קִרְבָּם הַוּוֹת
קֶבֶר פָּתוּחַ גְּרֹנָם
לְשׁוֹנָם יַחֲלִיקוּן
כִּי
KI
car
אֵין
EIN
il n'y a pas
בְּפִיהוּ
be-fi-HU
dans sa bouche
נְכוֹנָה
ne-kho-NA
de sincérité
קִרְבָּם
kir-BAM
leur dedans
הַוּוֹת
ha-VOT
[est] ruine
Car il n'y a pas de sincérité dans sa bouche ; leur dedans n'est que ruine
קֶֽבֶר
KE-ver
un sépulcre
פָּתוּחַ
pa-TU-ach
béant
גְּרֹנָם
ge-ro-NAM
leur gosier
leur gosier est un sépulcre béant
לְשׁוֹנָם
le-sho-NAM
leur langue
יַחֲלִיקֽוּן
ya-cha-li-KUN
elle flatte
leur langue se fait flatteuse.
Une anatomie du mensonge : la bouche (sans vérité) → l'intérieur (ruine) → le gosier (קֶבֶר פָּתוּחַ, un sépulcre béant) → la langue (qui flatte). Le gosier qui devrait donner le souffle engloutit comme une fosse ; la parole faite pour relier enterre. Paul cite ce verset en Romains 3:13.
11
הַאֲשִׁימֵם אֱלֹהִים יִפְּלוּ מִמֹּעֲצוֹתֵיהֶם
בְּרֹב פִּשְׁעֵיהֶם הַדִּיחֵמוֹ
כִּי מָרוּ בָךְ
הַאֲשִׁימֵם
ha-a-shi-MEM
déclare-les coupables
אֱֽלֹהִים
e-lo-HIM
ô Dieu
יִפְּלוּ
yi-pe-LU
qu'ils tombent
מִֽמֹּעֲצוֹתֵיהֶם
mi-mo-a-tzo-tei-HEM
par leurs propres desseins
Déclare-les coupables, ô Dieu ; qu'ils tombent par leurs propres desseins
בְּרֹב
be-ROV
dans la multitude de
פִּשְׁעֵיהֶם
pish-ei-HEM
leurs transgressions
הַדִּיחֵמוֹ
ha-di-CHE-mo
chasse-les
pour la multitude de leurs transgressions, chasse-les
כִּי
KI
car
מָרוּ
MA-ru
ils se sont révoltés
בָֽךְ
VAKH
contre Toi
car ils se sont révoltés contre Toi.
יִפְּלוּ מִמֹּעֲצוֹתֵיהֶם (« qu'ils tombent par leurs propres desseins ») : la requête n'est pas une foudre extérieure mais une justice poétique : que les comploteurs soient abattus par les complots mêmes qu'ils ont tramés. Leur chute est le mûrissement de leur propre plan.
12
וְיִשְׂמְחוּ כׇל חוֹסֵי בָךְ לְעוֹלָם יְרַנֵּנוּ
וְתָסֵךְ עָלֵימוֹ
וְיַעְלְצוּ בְךָ אֹהֲבֵי שְׁמֶךָ
וְיִשְׂמְחוּ
ve-yis-me-CHU
et que se réjouissent
כׇל
KHOL
tous
חוֹסֵי
cho-SEI
ceux qui s'abritent
בָךְ
VAKH
en Toi
לְעוֹלָם
le-o-LAM
à jamais
יְרַנֵּנוּ
ye-ra-NE-nu
qu'ils chantent de joie
Et que se réjouissent tous ceux qui s'abritent en Toi ; à jamais qu'ils chantent de joie
וְתָסֵךְ
ve-ta-SEKH
et Tu couvriras
עָלֵימוֹ
a-LEI-mo
sur eux
et Tu les couvriras
וְֽיַעְלְצוּ
ve-ya'-le-TZU
et qu'ils exultent
בְךָ
ve-KHA
en Toi
אֹהֲבֵי
o-ha-VEI
ceux qui aiment
שְׁמֶֽךָ
she-ME-kha
Ton nom
et que ceux qui aiment Ton nom exultent en Toi.
חוֹסֵי בָךְ (« ceux qui s'abritent en Toi ») : le verbe ḥasah signifie s'abriter, se mettre à couvert. וְתָסֵךְ (« Tu les couvriras, Tu les ombrageras ») partage la racine de la soukka, la cabane qui couvre. Refuge et toit : Dieu ne fait pas que les admettre, Il s'étend sur eux comme une tente.
13
כִּי אַתָּה תְּבָרֵךְ צַדִּיק יְהֹוָה
כַּצִּנָּה רָצוֹן תַּעְטְרֶנּוּ
כִּֽי
KI
car
אַתָּה
a-TA
Toi
תְּבָרֵךְ
te-va-REKH
Tu bénis
צַדִּיק
tza-DIK
le juste
יְהֹוָה
a-do-NAY
ô Éternel
Car Toi, Tu bénis le juste, ô Éternel
כַּצִּנָּה
ka-tzi-NA
comme d'un bouclier
רָצוֹן
ra-TZON
[de] faveur
תַּעְטְרֶֽנּוּ
ta'-te-RE-nu
Tu le couronnes
de faveur Tu le couronnes comme d'un bouclier.
כַּצִּנָּה רָצוֹן תַּעְטְרֶנּוּ : la tzinah est le grand bouclier qui couvre tout le corps, plus vaste que le maguen rond, protégeant le soldat entier. Ici le bouclier est fait de ratzon (faveur, bon vouloir divin), et le verbe est te'atrenu (« Tu le couronnes, Tu l'entoures ») : une protection qui ceint comme une couronne. Le matin de la supplique se ferme dans le couronnement.

♦ Analyse PARDES: פרדס

Les quatre niveaux de lecture juive du texte sacré : פשט Peshat (sens littéral), רמז Remez (allusion symbolique), דרש Drash (interprétation midrashique), סוד Sod (sens mystique). Le mot פרדס signifie « verger », chaque niveau est un fruit.

פשט · Peshat: sens littéral

Une plainte du matin. V.1 : la suscription confie le psaume au chef de chœur, al ha-neḥilot. V.2-4 : David demande à Dieu de prêter l'oreille, d'être attentif à son cri, d'entendre sa voix dès l'aube, quand il dispose sa prière et guette. V.5-7 : Dieu n'est pas celui qui désire la méchanceté ; l'arrogant ne peut se tenir devant Lui ; Il déteste les menteurs et les hommes de sang. V.8 : mais le psalmiste, par l'abondance de l'amour, entre dans la maison et se prosterne vers le temple saint. V.9-11 : conduis-moi dans Ta justice à cause de ceux qui m'épient ; leur bouche est sans vérité, leur gosier est un sépulcre béant ; condamne-les. V.12-13 : que se réjouissent tous ceux qui s'abritent en Toi ; Tu bénis le juste et le couronnes de faveur comme d'un bouclier.

רמז · Remez: allusion

Le mot הַנְּחִילוֹת (ha-neḥilot, v.1) est obscur : lu comme des flûtes (ḥalil), ou des héritages (naḥalah), ou l'essaim des abeilles. La tradition elle-même avoue que le sens est incertain. Le verbe אֶעֱרׇךְ (e'erokh, v.4) est le mot technique de l'arrangement : le prêtre qui dispose le bois et les morceaux sur l'autel (Lévitique 1:7-8), le soldat qui range une ligne de bataille. La prière du matin ne s'improvise pas, elle se dispose, comme une offrande posée os par os. Et la posture du guetteur, וַאֲצַפֶּה (va-atzapeh), est celle de la sentinelle sur le rempart : David dépose la prière, puis monte guetter la réponse.

דרש · Drash: interprétation

בֹּקֶר (boker, v.4) répété deux fois : « au matin Tu entends ma voix, au matin je dispose. » La répétition est toute la discipline : la première chose, avant que le monde ne charge son poids. Le psaume trace ensuite une ligne nette : V.10 dissèque le méchant comme une anatomie, bouche → cœur → gosier → langue. Le gosier sépulcre béant (קֶבֶר פָּתוּחַ) est l'image la plus violente : des mots qui engloutissent comme une fosse, une parole qui enterre. Contre cela, V.9 demande à Dieu d'aplanir le chemin (הַיְשַׁר), car ceux qui épient (שׁוֹרְרָי) attendent un faux pas. Le juste ne les combat pas ; il demande seulement un sentier droit.

סוד · Sod: sens mystique

Le psaume pivote sur le seuil de la maison (V.8). Les méchants ne peuvent se tenir (יִתְיַצְּבוּ, v.6) devant les yeux de Dieu ; le psalmiste, lui, entre (אָבוֹא) et se prosterne. L'entrée ne se mérite pas, elle est donnée be-rov ḥasdekha, par l'abondance de l'amour (Chesed). L'image finale, V.13, est la tzinah (צִנָּה), le grand bouclier qui couvre le corps entier, plus vaste que le maguen rond, et il est fait de ratzon (רָצוֹן), faveur, volonté divine. Le juste n'est pas cuirassé contre le monde ; il est couronné (תַּעְטְרֶנּוּ) du bon vouloir même de Dieu, entouré de toutes parts. Le matin qui s'ouvrait dans la supplique se ferme dans le couronnement.